Mais pourquoi Class´Code parle de « pensée informatique » ?

pensee informatiqueClass´Code est une réponse à un besoin : celui de former les professionnels de l’éducation à initier les filles et les garçons à la pensée informatique pour maîtriser le numérique et pas simplement le consommer.

MAIS ?  Pour quoi parler de pensée informatique ?

On parle de pensée informatique pour montrer que l’on ne souhaite pas uniquement initier à la programmation, mais
– permettre aux jeunes de prendre du recul par rapport au numérique et
– positionner l’apprentissage de l’informatique comme une compétence pluri-disciplinaire,
– pour aider à former des citoyennes et citoyens éclairé-e-s.

Bref, partager une culture scientifique et technique, en quelque sorte.

Et plus en détail ?

La pensée informatique a une définition, due à Jeannette Wing. C’est un ensemble de compétences et de connaissances, utilisées en science et technologie informatique, mais applicables à d’autres domaines.

Cette panoplie d’outils intellectuels inclut, par exemple, la capacité à nommer de manière pertinente les objets et en expliciter leur type ou catégorie pour les manipuler correctement, à maîtriser la complexité d’un grand problème ou d’un système en le hiérarchisant, à pouvoir spécifier dans ses moindre détails un procédé pour qu’il puisse s’exécuter sans ambiguïté de manière mécanique, etc…

Bref, l’informatique ne sert pas qu’en informatique.

Attendez : ce n’est pas si simple !

Cette définition ne vous parait pas spécifique à l’informatique ? C’est cela : il s’agit bien d’acquérir des savoirs et savoir-faire qui vont servir au-delà du simple développement informatique, à d’autres disciplines scientifiques, y compris en sciences humaines et sociales, et à d’autres domaines d’activités, y compris de notre quotidien.

Cela ne semble apporter que des réponses partielles ? Tant mieux : loin d’une pensée unique, encore en construction du reste, il ne s’agit que d’outils qui ne sont là que pour nous aider par exemple à déterminer ce qu’un humain peut réaliser mieux qu’une machine, et réciproquement, sans jamais formater la réponse.

Cela vous semble en rupture par rapport à « apprendre le code » ? En un sens oui : apprendre à programmer à toutes et tous constitue juste l’exercice de « travaux pratiques » pour maîtriser les notions d’informatique ; on apprend à coder pour décoder le numérique ; on le fait souvent avec des activités débranchées des écrans, en fait.

On parle donc ici essentiellement d’un enjeu éducatif ? Tout à fait : concrètement, face à un problème donné, se posent les questions suivantes : quel est son degré de difficulté ? et quel est le meilleur moyen de le résoudre ? Ou encore : ne vaut-il pas mieux penser le problème autrement ?

On est loin d’être en train former des informaticiens, alors ! Certes : à aider à comprendre les enjeux de l’informatique, on est peut-être en train de faire l’inverse ; éviter d’avoir une vision angélique du numérique (à commencer par son impact environnemental), de voir ce qu’offre le numérique comme magique (démystifier l’intelligence artificielle, par exemple), voire lutter contre l’emprise des GAFA (en se donnant les moyens de choisir des solutions alternatives).

D’ailleurs, Class´Code ne parlerait pas de former (ou non) des « informaticiens » mais des « informaticiennes et des informaticiens », la pensée informatique, c’est une vision qui impose aussi de porter des valeurs.

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